Le métier de community manager vol.5
Evidemment c’est une question de rhétorique et pourtant je vous jure que cela existe !

Alors, un pure player peut-il encore se passer d’un community manager ?
Pour ceux qui ne le savent pas, un pure player est une entreprise présente uniquement sur internet. Elle ne vend donc ses produits ou services que par le biais de son site internet, souvent e-commerce. Amazon.com est un bon exemple quoique de plus en plus de pure player se lancent dans l’aventure de boutiques physiques, même si certaines ne sont qu’éphémères.
Alors autant le webmarketing est une évidence pour les pure player, autant certains hésitent encore à embaucher un community manager. Pourquoi ?
- "Le dernier stagiaire nous a déjà créé notre page Facebook et notre compte Twitter"
- "Le dernier stagiaire nous a appris comment poster"
- "On a essayé pendant 3 mois. Ça ne marche pas, on ne vend pas plus"
Comment vous dire…
- Certes il y a beaucoup de monde sur Facebook et Twitter mais ces médias sociaux sont-ils les plus adaptés à votre secteur ? Vos clients et prospects sont-ils dessus ?
- C’est un bon début mais quid d’un minimum de stratégie ? Avez-vous au moins formulé des objectifs à votre présence sur ces médias ? Image de marque, communication corporate, promotion, proximité, veille, recrutement, service après-vente ?
- Il y a des bonnes pratiques et il y en a des mauvaises. Par exemple, il ne faut pas parler QUE de son entreprise sur sa page. Ce n’est pas parce que Facebook nomme "fan" la personne qui vient de liker votre page, qu’elle sera une véritable fanatique de tous vos produits. Il faut donc créer des posts à valeur ajoutée pour les personnes qui vous suivent (conseils, astuces, etc…) pour les intéresser. Votre catalogue de produits, ils savent très bien où le trouver ! Le community management met du temps à porter ses fruits, il faut savoir penser à long terme, penser en priorité à la fidélisation de vos clients. Dois-je rappeler le coût d’acquisition d’un client par rapport à sa fidélisation ?
Un dernier point. Comme l’a fait remarquer Cédric Deniaud dans son article : "Oubliez les médias sociaux, pensez Digital Marketing" il faut aujourd’hui penser sa stratégie de Digital Marketing de manière globale. Les médias sociaux sont devenus le quotidien de millions de français. Il est donc impensable en 2013 de ne pas intégrer les médias sociaux à sa stratégie de Digital Marketing (référencement,e-mail marketing, AdWords, etc..), telle une pièce d’un puzzle, qui sera elle-même une pièce de sa stratégie Marketing globale (publicité en radio, presse ou TV, affichage 4×3, rencontres lors de salon, RP, etc…).
Une utilisation seule, même pertinente, des médias sociaux ne fera pas bondir votre chiffre d’affaires de 400% en 3 mois. Cela dit, s’en priver à l’échelle d’une stratégie plus globale, deviendra de plus en plus dommageable…
Vous pouvez retrouver les précédents volume de "Le métier de community manager" :
- Un bon community manager doit-il être célibatire ?
- Les community managers doivent-ils parler anglais ?
- Le week-end, c’est quoi le week-end ?
- On n’apprend pas LE community management, on apprend à community manager
Le métier de community manager vol. 4
C’est certainement une réminiscence de mes cours de philo mais j’ai trouvé la comparaison pertinente. Vous vous souvenez peut-être de cette phrase de votre professeur de philosophie au début de votre année de terminale : "On n’apprend pas LA philosophie, on apprend à philosopher".
Alors, est-ce que pour vous, on peut dire la même chose du métier de community manager ?
Le community management, c’est comme la philosophie : on n’apprend pas LE community management, on apprend à community manager.

J’espère que vous me pardonnerez cette transformation du nom en verbe…
Mais alors pourquoi cette affirmation ? Tout simplement parce que ce métier prend une infinité de formes différentes selon les communautés avec lesquelles on travaillent. On peut certes regarder ce que font les marques concurrentes mais il faudra toujours adapter une stratégie à SA communauté. Il n’existe pas de recette universelle à utiliser telle qu’elle, il faut être inventif.
Attention donc au formations clés en mains qui vous vendent ce beau discours : "devenez community manager pro en 3 jours" !
Lorsque je donne des cours lors de formations, on me dit souvent : "Pourquoi passer autant de temps sur la philosophie (l’éthique pourrait-on même dire) du community management et pas plus sur les techniques et les outils" ?
Alors je réponds simplement : "Mais parce qu’il est plus important de comprendre ce qu’est le community management que d’apprendre bêtement des recettes et des outils qui seront probablement obsolètes d’ici 3 mois". Et en effet, le plus important est avant tout de bien comprendre sa communauté.
C’est donc a fortiori par l’expérience, par des tests incessants et par le gout d’apprendre constamment de SA communauté qu’on parviendra à trouver des recettes pour éveiller sa curiosité mais qui ne seront valable que pour elle.
Le community management, c’est aussi comme apprendre à jouer d’un instrument de musique, on n’a jamais fini d’apprendre et de se perfectionner.
Le métier de community manager vol.3

Le week-end, c’est quoi le week-end ?
Le community manager a droit comme tout le monde à se reposer le week-end. Pour cela il prépare une publication à l’avance qui sera soit programmée et postée au moment voulu, soit postée à la main (les algorithmes de Facebook, pour ne citer que lui, favorisent les publications manuelles ou programmées via l’interface propre de Facebook).
Cependant il doit créer des alertes pour être disponible "au cas où" (bad buzz ?). Après, même si on doit sortir des clichés qui représentent les community managers comme des geeks, il faut bien avouer qu’il y a de grandes chances que celui-ci soit de toute façon pendu à son ordinateur ou son smartphone.
Et les vacances ? Ne parlons pas de choses qui fâchent :)
Retrouvez également le volume 2 et le volume 1




